Islam Slimani: The Will to Win |EN FR|

Naila Missous
25.07.17
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Most great attacking players have scored a career-defining goal. Think of Diego Maradona pirouetting past English pylons in Mexico, or Zinedine Zidane pivoting on his big toe and caressing the ball into the right-angle that Hafid Darradji famously claims the devils calls his own.

 

If there’s a goal that typifies Islam Slimani’s spirit it is the opening goal in Algeria’s dismantling of South Korea during the 2014 World Cup. Les Fenencs came into the match under knee-buckling pressure on the back of a depressing loss to Belgium. Three points were critical to place the North Africans in good stead ahead of their final match of the group stage versus  Russia.

 

Algeria looked sharp in the opening twenty minutes, fashioning several successive scoring opportunities. In the 26th minute, Carl Medjani cleared an innocuous ball into no-man’s land behind the defensive line. Time paused for a split-second before a momentous footrace between Slimani and the two Korean centre-halves drew all eyes.

 

Though the Leicester striker has never been lauded for his pace, and his opponents benefitted from a significant head start, it was crystal clear that no one or no thing was going to stop Slimani from scoring.

Little by little he gained on his prey: by the time the three arrived at the eighteen-yard box, Slimani had slipped in between Kim Young-gwon and Hong Jeong-ho and tapped the ball over Jung Sung-ryong, in goal.

Yes, scoring a goal of that nature requires a certain set of physical and footballing attributes. But, more importantly, scoring a goal like Slimani’s requires a degree of mental strength that not many other footballers possess. A will to win is what has propelled the Algiers native to superstardom.

He once recounted an anecdote of how he joined his first football club in Algeria. Islam’s older brother was set for a trial at the local club, WB Ain Benian. Ain Benian currently languish in the lower leagues of Algerian football, but at the time, they were the club Islam dreamed of playing for.

Trials were to take place during the morning. Though Slimani was a scrawny winger who loved to run past players and score goals, he was instructed to play centre-half. Unsurprisingly, the morning session did not go well. The coach kindly told Slimani that he would not be retained.

 

Luckily for the Algiers native – and for Algerian football – Ain Benian’s habitual winger did not show up for the day’s second session. Slimani was invited to replace him and he did not disappoint. A score of goals and assists later and Slimani was retained.

Challenges like that first trial at Ain Benian are part and parcel of the career of a professional player, but the manner in which Slimani hurdles over the obstacles is the running theme of his career.

After slowly scaling the pyramid of Algerian football, Slimani cut his competitive teeth at CR Belouizdad –Algerian football’s first powerhouse. It was in Belouizdad that Slimani first attracted the attention of the Algerian national team. In a derby match against USM Alger the 28-years-old did everything but score, and it was not much later that he was called up to the Algerian A-team.

 

 

 

Tout grand attaquant a un jour marqué ce but qui deviendra par la suite l’emblème de sa carrière. Pensez à celui qu’inscrit Diego Maradona après avoir slalomé entre les pylônes Anglais à Mexico, ou encore à Zinedine Zidane lorsque qu’il se coucha gracieusement permettant ainsi à sa reprise de volée de se loger férocement dans la lucarne adverse (geste qui fera dire au fameux Hafid Derradji que « le diable convoqua l’un des sien » – en référence à la lucarne du but surnommée « l’entre du diable »).

S’il fallait choisir un but qui incarne le mieux l’état d’esprit d’Islam Slimani, c’est bien celui de l’ouverture du score lors du match Algerie-Corée du sud durant la Coupe du Monde 2014. Ce jour-là, beaucoup de pression pesait sur les Fennecs qui avaient déjà essuyé une première défaite contre la Belgique. Trois points étaient donc indispensables pour aborder ce dernier match contre la Russie avec bien plus de sérénité. Les premières minutes sont en faveur d’une Algérie solide qui, à plusieurs reprises, est en passe d’ouvrir le score. 26ème minute : Carl Medjani ne prend aucun risque et dégage une balle qui part sans annoncer de destinataire. C’est alors que Slimani s’engage dans une course folle grillant au passage la priorité à deux milieux coréens complètement stupéfaits par la rapidité de l’attaquant de Leicester. Slimani est lancé sans que rien ne puisse l’arrêter.

S’approchant du but il se faufile entre deux défenseurs et pousse le ballon du bout du pied grillant au passage la priorité au défenseur Jung Sung-ryong. Le but n’est alors qu’une formalité. Par delà ses qualités physiques et techniques Slimani renferme une incroyable force mentale, une soif de victoire que peu de joueurs possèdent et qui propulsera l’Algérois vers les sommets.

 

Islam se souvient d’ailleurs très bien de l’époque où il rêvait de rejoindre le club de sa ville d’origine, le WB Ain Benian – qui dépérit actuellement dans le bas de tableau du football algérien. Il réussit à y décrocher un essai mais on le positionne en milieu-central alors qu’en réalité il était déjà taillé pour l’attaque. Sans surprise, il ne sera pas retenu.

Mais le destin ne l’abandonnera pas et heureusement pour lui – et pour le football algérien – il finira par être rappelé à la faveur d’une défection de dernière minute. Il y signera dans la foulée son premier contrat, sans forcer, après avoir enchaîné but et passes décisives. À l’image de sa carrière, cet épisode préfigurera tout autant des épreuves qui attendront l’attaquant, qu’il ne révélera le tempérament d’un athlète téméraire et déterminé.

Palier après palier, Slimani atteint un premier sommet en devenant le buteur attitré du fameux CR Belouizdad. De là tout va changer pour lui et lors d’un derby contre l’USMA d’Alger il attire l’attention du sélectionneur national qui le convoque pour intégrer le groupe A de l’EN.

Ce choix rendra sceptique bon nombre d’Algériens, ces derniers affectionnant plutôt les joueurs au pied léger, les ailiers vifs du type de Rachid Mekhloufi, Rabah Madjer, Mustapha Dahleb, Lakhdar Belloumi, Salah Assad…Mais Vahid croit en son potentiel et lui offre ses premières minutes en vert lors du match contre le Niger.