Nassim Djezma – Lel Goudam |EN FR|

Naila Missous
23.07.17
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« Lel goudam »?! Why this title? Is there a message you want to spread Nassim?

This title was obvious to me from the beginning of my recording sessions because it’s the very essence of my approach and the dynamic that drives me.  Always moving forward, to surpass myself and succeed are the reasons why I live my music.

Knowing you released « Romeissa » in 2013, why do you think this album took you quite some time to complete?

Only because I was in no hurry for anything. I like to take my time, to get it done properly and to convey my message as well as I can to my fans.

 

 

What are the musical and personal inspirations for this record?

I can say Khaled, Cheb Akil and Warda El Djazairia (May they all rest in peace) had an influence on my music but the artist that had the biggest impact during my creative process is definitely Djamel Sabri from Les Berbères. For me, his fresh and simple way of singing berber music makes him one of the main icons of modern Algerian music. On a personal level, this record is also a photo album of precise moments in my life. Some of them were happy times and others less. Nevertheless I enjoy turning bad energy into good vibes, positivity, and offering a beautiful messages through beautiful music. That is the spirit of “Lel Gouddam”.

Many talented artists have featured in this album . How did it go?

Yes, indeed, I’ve had the chance and the pleasure to work with the best Algerian artists and musicians. None of this would have been possible without my fans. I also wouldn’t have been able to put my emotions into my music and deliver it to them without teamwork. By that I mean the help and constant support of people like Amine Ait Hadi of Aswatt Studio, Redouane Nehar and Aminoss of Ostowana who have been there from the very start.

When and why did you start playing music?

It was between the ages of 10 and 12 that I really found my passion for music. It was then that I knew I had to express myself through music.

Which instruments do you play?

I like playing string and percussion instruments mainly. Namely the guitar and piano, whilst also singing.

What was the first tune(s) you learned?

“Earth” by Michael Jackson and “Black Bird” by The Beatles.

Is your family musical?

My late father was multi-instrumentalist. Since a young age the gipsy guitar, piano, mandolin and old vinyl records have been a part of my memory and environment.

Which musical genre influences you most?

I am moved by sincere music, especially soul, chaabi, raï, EDM as well as English and American rock and pop.

Who was your first music teacher? Or did you learn by yourself?

I am self-taught.

What are your fondest musical memories? In your house? In your neighbourhood or town?

My father playing piano. Hearing the first note of a krissi (the introduction to a vocal piece of Andalusian music). When all members of my family came together to sing, and others to simply listen with admiration of those singing. A pure moment of harmony … I will never forget those moments.

Were you influenced by old records and tapes? Which ones?

I was influenced considerably by the album “Akwaba Beach” by Mory Kante, the great classic Abbey Road by The Beatles, as well as the incredible “Dangerous” and “History” by Michael Jackson.

When you perform, what’s the first thing you think before going on stage, and what are your afterthoughts? Do the thoughts change pre to post show?

My expectations in terms of performances are always very high before getting on stage. The end of a performance often leaves a melancholy that allows me to question myself, and to reflect on how to be better for the next performance. I am never satisfied fully with my own performances. I’m truly self-critical.

What type of audiences have you played for? Does an audience vibe make a difference?

I have played for different audiences; the opening act for Rachid Taha in the Olympia hall in Paris; in a Roman theater in the city of Guelma and in a jazz club known as The Iridium in Braodway (NYC). The energy that the audience transmits to me always improves my perfomances, and amplifies my senses, allowing me to transmit this in my turn with energy and emotion.

I remember my first big national audience. It was in the beautiful region of Guelma, Algeria in 2006. We had to play after a very tiring trip. I didn’t think I could deliver because of the fatigue, but that night when I approached the stage I was struck by a wave of positive energy and applause that made me feel invincible. It was one of the memorable moments in my life.

Who do you think is your audience?

My audience is simply my mirror. These are the people I address and for whom I exist musically. It is through them that I see if I am on the right track, and it is with thanks to them I can and am improving.

Nassim, “lel goudam”?! Pourquoi un tel titre et quel message voulais-tu transmettre? 

Ce choix de titre pour l’album s’imposa à moi dès le début des sessions d’enregistrement car c’est l’essence même de ma démarche et de la dynamique dans laquelle je suis, celle qui me drive. Toujours aller de l’avant, se dépasser et réussir ce sont entre autres pour ces raisons-là que je vis ma musique.

C’est un album qui semble t’avoir pris du temps si l’on en juge par le titre Romeissa qui est sorti en 2013. Comment l’expliques-tu? 

Tout simplement parce que rien ne me pressait, je tiens toujours à prendre le temps de bien faire les choses afin de transmettre au mieux mon message au public.

Quelles ont été les influences à la fois musicales et personnelles de cet album? 

Musicalement, des artistes comme Khaled, Chef Akil et Warda El Djazairia (Allah yerhamhoum) m’ont beaucoup influencé. Mais l’artiste qui m’a marqué pendant mon process de création c’est bien Djamel Sabri (du groupe Les Berbères) et sa manière d’interpréter la musique berbère, d’une façon fraiche et totalement décomplexée. Pour moi, il est l’un des piliers de la musique algérienne moderne.

Sur l’aspect personnel ce disque est un album de photographies prises à des instants précis de ma vie, certains étaient heureux et d’autres moins mais j’aime en général transformer une mauvaise énergie en une belle chose, de bonnes ondes, de la positivité (quoi qu’il arrive), un beau message, une belle musique, c’est aussi ça l’esprit de « Lel Gouddam ».

Il y a du beau monde sur cette dernière mouture. Comment ce sont passées les différentes collaborations?

J’ai la chance et le plaisir d’avoir sur mes chansons parmi les meilleurs artistes/musiciens algériens. Certes je n’existerais pas sans mon public, certes, mais je n’aurais pas pu lui présenter (à mon public) au mieux mon émotion sans ce travail d’équipe. Par équipe je parle également de l’aide et du soutien permanent de personnes telles que Amine Ait Hadi de Aswatt Studio, Redouane Nehar, et Aminoss de Ostowana qui ont été présents dès le début de ma carrière solo.

Quand et pourquoi as-tu commencé la musique?

J‘ai découvert mon don pour la musique vers mes 10-12 ans. Je ressens depuis le besoin de m’exprimer à travers la musique.

De quel instrument joues-tu?

J’aime jouer aux instruments à cordes et à percussions (voix, guitare et un peu de piano principalement).

Quel était la première chanson que tu as apprise?

« Earth Song » de Michael Jackson et « Black Bird » des Beatles.

Es-tu issu d’une famille de musiciens?

Mon défunt père était multi-instrumentiste et depuis ma plus tendre enfance la guitare manouche, le piano, la mandoline et les vieux disques vinyles font partie de mon environnement.

Quel genre musical t’influence le plus?

Je suis particulièrement touché par les musiques comme la soul, le chaabi, le raï, l’EDM ainsi que le rock et la pop anglaise/américaine.

J’ai été considérablement influencé par l’album Akwaba Beach de Mory Kante, le grand classique Abbey Road des Beatles ainsi que les incroyable Dangerous et History de Michael Jackson.

Qui était ton premier professeur (de musique)? Ou bien, as-tu appris par toi-même?

Je suis autodidacte.

Quels moments de musique aimes-tu te remémorer?

Mon père qui se mettait au piano. Les premières notes d’un krissi (introduction à une pièce vocale de musique andalouse) annonçaient le moment où tous les membres de ma famille se réunissaient pour partager un pur instant d’harmonie, soit pour chanter, soit pour écouter les autres avec admiration. Je n’oublierai jamais ces moments-là.

À quoi penses-tu avant d’entrer sur scène, pendant et après?

Mes attentes en terme de performance sont toujours très haute avant d’entrer en scène. Par contre, à la sortie j’ai souvent un drôle de blues qui me permet de me remettre en question et d’être encore mieux la prochaine fois. Je ne suis jamais satisfait par mes performances.

Pour quel public as-tu joué?  L’atmosphère du public fait-elle une différence?

J’ai joué pour différents publics, devant une salle de l’Olympia à Paris en première partie de Rachid Taha, dans un théatre romain dans la ville de Guelma, ou dans un club de jazz réputé,  « The Iridium » à Braodway (NYC). Mais l’énergie que me transmet le public décuple toujours mes capacités et amplifie ma sensibilité et donc, me permet de transmettre à mon tour de l’énergie et de l’émotion.

Je me souviens de ma première grande scène nationale, c’était en 2006 dans la magnifique région de Guelma. Nous avions dû jouer après un voyage très fatiguant. Je ne pensais jamais pouvoir assurer ce soir-là mais une fois apparu sur scène je fut frappé par une vague d’énergie et d’applaudissements qui m’a fait me sentir comme invincible. Ce fut l’un des moments des moments de scène le plus forts de ma vie.

Qui est ton audience?

Mon public est tout simplement mon miroir. Ce sont les personnes à qui je m’adresse et pour qui j‘existe musicalement. C’est à travers lui que je vois si je suis sur la bonne voie, et grâce à qui je m’améliore.

متى بدأت بعزف الموسيقى ولماذا؟

كان ذلك بين سن الـ10 و الـ12 حيث اكتشفت لأول مرة عشقي للموسيقى. ومنذ ذلك الوقت اكتشفت انه عليّ التعبير عن نفسي من خلال الموسيقى.

ما هي الآلات التي تعزف عليها؟

أحب العزف أساسا على الآلات الوترية والإيقاعية وخاصة الغيتار والبيانو مع الغناء أيضا.

ما هو أول لحن تعلمته؟

أغنية “إيرث سنغ لمايكل جاكسون و”بلاك بيرد” للبيتلز.

 

هل تهوى عائلتك الموسيقى؟

كان والدي الراحل يعزف على العديد من الآلات. وقد كانت تسجيلات الغيتار الغجري، والبيانو، والمندلين، والفينيل جزء أساسيا من الذاكرة والبيئة منذ طفولتي.

ماهو نوع الموسيقي استهواك أكثر من سواه؟

عادة تمسني الموسيقى الصادقة خاصة منها موسيقى “الصول”، والشعبي، والراي، وموسيقى الرقص الإلكترونية، وموسيقى البوب والروك الانجليزي والأمريكي.

من كان معلمك الأول (في الموسيقى)؟ أم أنك عصامي؟

أنا عصامي التكوين.

ما هي أجمل ذكرياتك الموسيقية؟ في منزلك؟ في حيك أو في مدينتك؟

كان والدي يعزف على البيانو. وكنت أستمع إلى العلامة الموسيقية الأولى من “الكريسي” (مقدمة قطعة صوتية من الموسيقى الأندلسية). حينها جاء جميع أفراد عائلتي معا للغناء والبعض الآخر جاء للاستماع فقط وتسجيل إعجابهم بمن يغنون. لقد كانت لحظة انسجام نقية… لن أنسى أبدا تلك اللحظات.

هل تعجبك التسجيلات والأشرطة القديمة؟ أي واحدة تعجبك أكثر؟

لقد تأثرت إلى حد كبير بألبوم “أكوابا بيتش” لموري كانتي، وبالقطعة الكلاسيكية “آبي روود” للبيتلز، إضافة إلى “هيستوري” ودانجروس” الرائعتان لمايكل جاكسون.

أثناء الأداء، ما هو أول شيء تفكر فيه قبل الصعود على خشبة المسرح، وما الذي يتبادر إلى ذهنك بعدها؟ هل تتغير أفكارك بعد العرض؟

عادة ما تكون توقعاتي للعروض عالية جدا قبل الدخول إلى مكان العرض. ولكن من ناحية أخرى، فإن نهاية الأداء تترك في كثير من الأحيان حزنا ساحرا يدفعني لأسأل نفسي وإلى التفكير في كيفية تحسين أدائي في المرة المقبلة. أنا لا أرضى أبدا عن عروضي. حيث أميل دوما لانتقاد نفسي.

ما هو نوع الجماهير التي تؤدي أماها عروضك؟ وهل تُحدث مشاعر الجمهور فرقا؟

لقد عزفت لأنواع عديدة من الجماهير. افتتاح عرض رشيد طه في قاعة أولمبيا في باريس، وفي المسرح الروماني في مدينة قالمة، وفي نادي الجاز المعروف باسم “إيريديوم” في برودواي، نيو يورك. الطاقة التي ينقلها الجمهور لي دائما تحسّن من أدائي، وتضاعف احساسي، وبالتالي تتيح لي الفرصة لتحويل ذلك إلى طاقة وإحساس خاص.

أتذكر عرضي الوطني الأول الكبير. لقد كان ذلك في منطقة جميلة تدعى قالمة، الجزائر في عام 2006. لقد توجب علينا العزف حينها بعد رحلة مضنية. لم أكن أعتقد أنه بإمكاني العزف بسبب التعب، ولكن في تلك الليلة عندما اقتربت من الركح انتابتني موجة من الطاقات الإيجابية والتصفيق جعلاني أشعر أنني ر جل خارق. لقد كانت تلك واحدة من أروع اللحظات في حياتي.

 حسب رأيك من هم جمهورك؟

جمهوري هو ببساطة مرآتي. إنهم هؤلاء الناس الذين أتوجه لهم وهم أيضا سرُّ وجودي موسيقيا. من خلالهم أرى إن كنت على الطريق الصحيح، وبفضلهم يمكنني التحسين دائما من أدائي.

كيف تتعامل مع الأخطاء أثناء الأداء؟

بما أن الأعمال التي أؤديها هي أعمالي الخاصة فإن قراءة الأخطاء وتصحيحها يعتبر أمرا يسيرا أقوم به بدون تكلف.

كيف توازن بين الموسيقى والتزاماتك الأخرى؟ أم أنهما (الموسيقى والحياة) أمر واحد؟

ببساطة شديدة، الموسيقى هي حياتي.

ما نوع المشاعر التي تريد استحضارها عند مستمعيك من خلال موسيقاك؟

آمل ممن يستمعون إلى موسيقاي أن يسافروا من خلالها، يملؤهم شعور عاطفي من خلال اللحن، والكلمات، والجو عامة.

نسيم “للقدام”؟! لماذا اخترت هذا العنوان لألبومك وما هي الرسالة التي ترغب في تمريرها بالضبط؟

لقد اخترت عنوان هذا الألبوم في بداية جلسات التسجيل لأنه جوهر توجهي لهذا العمل (ترجمة: للقدام تعني إلى الأمام) والدينامية التي تحركني إلى الأمام. التقدم دائما إلى الأمام، والسعي وراء النجاح. لهذه الأسباب أنا أعيش موسيقاي.

لقد أخذ منك هذا الألبوم قدرا كبيرا من الوقت، بالرجوع الى الوراء عند إطلاق ألبوم “روميسا” في عام 2013. ما السبب وراء ذلك؟

ببساطة لأنه ما من محفّز على إنتاج ألبوم بسرعة. أريد دائما أن آخذ وقتي في هذه الأمور، لنقل رسالتي إلى جمهوري.

ما هي التأثيرات الموسيقية والشخصية لهذا الألبوم؟

موسيقيا، لقد كان للفنانين على غرار الشاب خالد، والشاب عقيل ووردة الجزائرية (رحمهما الله) أثرا كبيرا عليّ. إلا أن الفنان الذي كان له التأثير الأعمق أثناء تجربتي الإبداعية كان أساسا جمال صبري (من المجموعة “لي باربار”). وقد كانت طريقته في تأليف الموسيقى البربرية بطريقة جديدة وغير معقدة تماما، بالنسبة لي واحدة من أسس الموسيقى الجزائرية الحديثة.

أما على المستوى الشخصي، فإن هذا الألبوم هو ألبوم صور موسيقية، تم التقاطها في لحظات معينة من حياتي، بعضها سعيد وبعضها الآخر أقل سعادة. لكن أود عموما تحويل الطاقة السيئة إلى شيء جميل، وموجات جيدة، وإيجابية (مهما حدث). رسالة جميلة وموسيقى جميلة هي روح “للقدام”.

لقد لاحظنا الكثير من الأناس اللطفاء الذين يعملون معك على هذا التسجيل. كيف كانت تجربتك معهم؟

لقد سررت وتشرفت بإدراج بعض من أفضل الفنانين والموسيقيين الجزائريين في أغنياتي.

لولا جمهوري لما كنت هنا، لكنني أيضا ما كنت قادرا على تقديم أفضل أفكاري ومشاعري إلى هذا الجمهور لولا هذا الفريق الذي يقف ورائي. أنا أتحدث عن أشخاص مثل آس أمين وآيت هادي من أستوديو أصوات، ورضوان نهار وأمينوس من أوستوانا الذين كانوا موجودين بجانبي منذ بداية مسيرتي منفردا.